Fonds d’urgence Céréales et protéagineux de Nouvelle-Aquitaine

Temps de remplissage estimé : 27 min (variable selon les options choisies)

Date limite : 20 mars 2026 à 23 h 59 (heure de Paris).

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La filière céréalière et protéagineuse française fait face à plusieurs chocs de grande ampleur ces dernières années : hausse marquée des coûts de production, diminution des récoltes, situation de marché défavorable et prix à la baisse. Ce cumul fait ainsi apparaître des revenus disponibles moyens négatifs sur plusieurs années consécutives.

La situation dégradée actuelle risquant d’entraîner des défaillances d’entreprises agricoles, le Gouvernement a décidé de mettre en place un soutien exceptionnel de 40 M€ aux exploitations céréalières et protéagineuses les plus fragilisées. Ce soutien prend la forme d’un fonds d’urgence de 35 M€, complété par une enveloppe de 5 M€ en 2026 de prise en charge de cotisations MSA dédiée à la filière grandes cultures.

La Nouvelle-Aquitaine est dotée d’une enveloppe de 5 210 000 € pour ce soutien qui s’inscrit dans un régime d’aide de minimis agricole. Dans ce cadre, l’aide forfaitaire d’un montant de 4 000 € par exploitation a vocation à soutenir les exploitations spécialisées en céréales et protéagineux les plus fragilisées économiquement.

Pourront bénéficier de ces aides : les exploitants agricoles à titre principal, les GAEC, les EARL, les autres personnes morales ayant pour objet l’exploitation agricole et dont au moins 50 % du capital est détenu par des exploitants agricoles à titre principal (directement ou indirectement). La transparence GAEC sera limitée à deux associés dans le cadre de ce fonds d’urgence.

En outre, pour être éligible, l’exploitation doit vérifier deux critères cumulatifs :

• un critère de spécialisation : la part des surfaces en céréales et protéagineux doit être supérieure à 50 % de la surface totale en 2023, 2024 et 2025 ;

• un critère économique : la perte d’EBE 2024 doit être supérieure à 50 % par rapport à la moyenne 2019-2023 ou pour les entreprises relevant du régime du micro-bénéfice agricole (micro-BA), la perte de chiffre d’affaires (CA) en 2024 doit être supérieure à 20% par rapport à la moyenne 2019-2023.

Dans le cas des nouveaux installés et jeunes agriculteurs avec une date d’installation postérieure au 31/12/2020, ces critères sont adaptés :

• le critère de spécialisation sera analysé sur les années disponibles ;

• la perte d’EBE 2024 doit être supérieure à 20 % par rapport à la moyenne disponible ou l’exploitation doit présenter un EBE < 15 000 €.

En concertation avec les représentants professionnels, il a été décidé de rendre prioritaires les nouveaux installés (NI) et jeunes agriculteurs (JA) à titre individuel ou dans une société uniquement composée de NI/JA et qui rencontrent une situation économique dégradée.

Les autres demandes seront étudiées dans un second temps, selon leur degré de fragilité économique, sur la base de la perte d’excédent brut d’exploitation (EBE) ou de chiffre d’affaires (CA) pour les exploitations relevant du régime micro-BA, dans la limite de l’enveloppe disponible.

La plateforme de dépôt des demandes est ouverte du vendredi 20 février au vendredi 20 mars.

Pour tous les demandeurs :

• les soldes intermédiaires de gestion (SIG, avec EBE visibles) ou déclarations fiscales pour les micro-BA. Une attestation comptable attestant des 6 derniers EBE peut être jointe à la place des SIG.

• le RIB