Plan Agriculture Méditerranée - AMI pour la labellisation en AARC (aires agricoles de résilience climatique) - Provence Alpes Côte d'Azur

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Date limite : 10 septembre 2026 à 23 h 59 (heure de Paris).

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L’agriculture méditerranéenne est particulièrement exposée aux effets du changement climatique qui se traduisent notamment par un climat plus chaud, plus sec, avec à certains endroits un risque d’intrusion saline plus important. En outre, la fréquence et l’intensité d’évènements climatiques tels que les canicules et les inondations accroissent la fragilisation des activités agricoles. Les phénomènes tels que les températures trop élevées, les faibles différentiels de température jour/nuit ou encore les évènements pluvieux extrêmes affectent les cultures en termes de quantité et de qualité des productions. Ces changements sont aussi propices au développement de ravageurs des cultures.

Face à ce constat, le Ministre de l’Agriculture et de la Souveraineté alimentaire a lancé le 16 juillet 2024 le plan pour l’adaptation de l’agriculture méditerranéenne aux impacts du dérèglement climatique. Ce plan a pour objectif de développer une agriculture méditerranéenne résiliente et d’accompagner les transformations profondes à venir dans 18 départements les plus exposées au risque climatique.

Il s’agit d’accompagner la structuration de démarches d’adaptation et/ou d’atténuation de l’agriculture et/ou de gestion de la ressource en eau face au changement climatique pour les productions agricoles sur un territoire. Ces démarches territoriales seront labellisées « aires agricoles de résilience climatique » (AARC).

La labellisation AARC vise une démarche d’un territoire, associant, autour d’un acteur public territorial portant la démarche, plusieurs acteurs de la chaîne de valeur de filières agricoles, dans un objectif d’adaptation et/ou d’atténuation du changement climatique sur la base d’un diagnostic territorial étayé, et présentant un plan d’action permettant de répondre aux objectifs identifiés

La démarche candidate à la labellisation AARC doit regrouper plusieurs acteurs présents sur le territoire, a minima :

  • un acteur public territorial (les collectivités territoriales (à l’exception des régions), leurs groupements , les parcs nationaux et parcs naturels régionaux et les chambres départementales d’agriculture), et,

ET pour chaque filière associée à l’AARC :

  • un acteur de l’amont agricole ; il est recherché en particulier la participation d’agriculteurs sous la forme de groupements (organisations de producteurs, coopératives agricoles, GIEE ou autres collectifs, etc.) ;
  • un acteur de l’aval (collecte, tri, stockage, transformation, expédition, distribution généraliste ou spécialisée, y compris en circuits courts).

Les productions doivent être agricoles, alimentaires comme non alimentaires, et être au cœur du territoire visant la labellisation AARC. Les filières non alimentaires sont intégrées dans le dispositif, mais seuls des acteurs des filières agricoles et agroalimentaires sont éligibles.

En fonction du projet de filière porté, la participation des acteurs suivants peut être recherchée :

les associations professionnelles locales ou nationales ;

  • les instituts techniques et les organismes de recherche et d’innovation publics ou privés ;
  • les organismes de défense et de gestion (ODG) ;
  • les structures d’accompagnement, de conseil et de financement des filières agricoles et agroalimentaires ;
  • les réseaux locaux des organismes nationaux à vocation agricole et rurale ;
  • les associations syndicales ;
  • les financeurs publics ou privés (ADEME, Banque des territoires, réseau bancaire privé, assureurs, etc.) ;
  • toute organisation de la société civile intéressée, notamment environnementale ou représentant les intérêts des consommateurs.

le dossier de candidature accompagné des pièces jointes requises